Le projet rue des Tulipes toujours contesté – Ouest France

Le projet rue des Tulipes toujours contesté – Ouest France

Le projet rue des Tulipes toujours contesté – Ouest France

Les riverains qui s’opposent au déclassement de ce jardin public ont récemment reçu le soutien de l’association Cornouaille qui met en avant la protection des espaces verts à Concarneau.

Après le conseil de quartier des Sables-Blancs, jeudi dernier, les divergences semblaient être aplanies entre la municipalité et les riverains du jardin public rue des Tulipes, dans le quartier du Dorlett.

Il semblerait que les choses ne soient pas aussi simples. Le déclassement du domaine public de ce square de 650 m2, parsemé de quelques arbres fruitiers, avait déjà fait polémique suite à l’envoi d’une convocation pour bornage de la part du bailleur Habitat 29.

« Une maladresse », « voire une grosse erreur », avait admis Marc Bigot, adjoint à l’urbanisme, lors de la réunion du conseil de quartier. L’élu avait alors nié tout projet déposé au service urbanisme alors que le terrain fait l’objet d’une enquête publique qui conditionne son déclassement.

Une pétition signée

Des propos qui n’ont pas convaincu certains riverains qui ont déposé une pétition (signée par 286 personnes) pour s’opposer au déclassement dans le cadre de l’enquête publique clôturée jeudi soir. Des voix qui se sont pourtant peu fait entendre lors du conseil de quartier jeudi dernier.

Marc Bigot, adjoint à l’urbanisme, se dit d’ailleurs étonné de ces oppositions et s’en tient aux propos qu’il a tenus à ce moment-là (voir Ouest France du 4 février 2017) en précisant « que tous les habitants du quartier et riverains ont été invités, par voie de presse, à venir s’exprimer et qu’il ne s’y est pas produit d’événement majeur ».

De son côté, Nicole Madec, riveraine opposée au déclassement, justifie : « Nous sommes deux personnes à nous être exprimées, assure-t-elle, mais il y a beaucoup de personnes âgées dans les logements qui bordent le jardin qui ne se sont pas déplacées et certaines personnes qui n’y vivent pas à l’année ».

Soutien de l’association Cornouaille

Cette dernière dit par ailleurs ne pas être convaincue par les déclarations des élus comme celles de Xavier Calvarin, adjoint aux travaux, qui évoque la possibilité de « deux lots de maison T3/T4 » sur la parcelle et craint « des nuisances importantes » liées à l’implantation de logements. La riveraine espère « un résultat négatif » de l’enquête publique.

Les opposants ont reçu, depuis peu, l’appui de l’association Cornouaille, qui agit pour le maintien d’espaces verts dans les quartiers situés derrière la corniche. Son président, Dominique Grunenwald, qui a déposé une contribution contre le déclassement pour l’enquête, assure que l’argument d’un parc « peu fréquenté » ne tient pas : « C’est faux, cela apporte un cadre de vie, un environnement aux gens qui habitent autour ».

Interrogé sur les 23 000 m2 d’espaces verts prévus aux Sables-Blancs, Dominique Grunenwald répond : « On crée un jardin public dont tout le monde sera content mais qui obligera certains, à Kerandon par exemple, à s’y rendre en voiture. Mais cela ne doit pas justifier que l’on détruise les jardins dans la ville ».

Côté municipalité, Xavier Calvarin met en avant une politique d’accueil de populations moins aisées : « Je comprends les voisins qui préfèrent voir un espace vert plutôt que des maisons ; mais construire des logements sociaux étalés dans la ville, cela peut permettre de faire venir des jeunes actifs qui n’ont pas toujours les moyens d’acheter et redynamiser la ville ». L’adjoint met par ailleurs en parallèle l’acquisition par la Ville du terrain « plus visible » de la maison du garde-barrière, sur lequel il y aurait un projet de jardin public pour les habitants du quartier.

Le résultat de l’enquête publique doit tomber au début du mois de mars. Nicole Madec assure qu’en cas d’avis favorable pour le déclassement, les riverains s’organiseraient pour « essayer de se porter acquéreur ».

asso cornouaille

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