L’asso Cornouaille défend le quartier Foch – Ouest France

L’asso Cornouaille défend le quartier Foch – Ouest France

L’asso Cornouaille défend le quartier Foch – Ouest France

En février 2016, la mairie annonçait un projet de modification du PLU du quartier Foch. En réaction, l’asso Cornouaille a été créée par des riverains, qui se sont réunis mardi soir.

Fin mai dernier, des riverains du quartier Foch prenaient connaissance du projet de la mairie de modifier le PLU (Plan local d’urbanisme) afin de libérer 1,5 ha et de construire 120 logements en habitat collectif ou dense.

À la veille de la clôture de l’enquête publique, peu suivie, et en guise de protestation, les habitants du quartier fondaient l’asso Cornouaille et lançaient une pétition, récoltant rapidement 2 400 signatures. Après un délai accordé exceptionnellement, le commissaire retoquait finalement le projet municipal, selon lui « mal annoncé ».

« Privilégier la réhabilitation »

Situé dans le secteur des rues Maréchal-Foch, Ernest-Renan, Georges-Clemenceau et le boulevard Bougainville, le quartier Foch comprend des bâtiments inoccupés : les anciens bâtiments EDF-GDF (aujourd’hui propriété d’Engie Suez) ainsi que l’ex-centre de loisirs Auguste-Dupouy (qui accueillait des classes de mer), bordant un parc de deux hectares. Lui aussi est dans le collimateur de la mairie, qui souhaiterait voir sa surface diviser par deux, menaçant 15 des 35 arbres.

Aujourd’hui l’asso Cornouaille compte plus de 130 membres, qui souhaitent tous « préserver la ville telle qu’on l’aime et telle qu’on l’a connue ». Mardi soir, ils étaient un peu plus de 35 à se retrouver à la salle des associations pour faire le point. Leur objectif : « privilégier la réhabilitation à la destruction et maintenir les espaces verts ».

Le bureau de l’asso Cornouaille se compose de Dominique Grunenwald (président), Etienne Lang (vice-président) et Martine Lips (secrétaire).

Grâce à un questionnaire envoyé en amont, l’asso Cornouaille a collecté les propositions de chacun. « Ce secteur est sans doute la dernière chance qui est offerte à la ville de démontrer qu’elle est en mesure de ne pas reproduire indéfiniment les erreurs d’aménagement du siècle dernier », commentait un participant. En clair, tous sont pour « s’opposer à la construction de logements collectifs là où il n’y a que de l’individuel ».

Et, pour attirer les jeunes couples, comme l’avait annoncé le maire, ils proposent de rénover les bâtiments déjà existants. Au fil de la réunion, les idées fusent : une promenade piétonnière qui ferait le tour du centre-ville jusqu’à l’école Saint-Joseph. Créer un « éco quartier » en faisant la part belle au parc, qui pourrait être converti en mini-arboretum.

Dans le bâtiment Auguste-Dupouy, certains verraient bien une maison de quartier, une résidence pour personnes âgées, ou encore des ateliers d’artistes avec lieu d’exposition. Et si construction de logements il y a, pas plus de 80, limités à deux étages.

Chargé de l’urbanisme, Marc Bigot a reçu les représentants de l’asso le 21 décembre dernier. Une autre rencontre est prévue pour la fin du mois. En parallèle, le maire André Fidelin a décidé de lancer une seconde enquête publique. Les membres de l’asso Cornouaille espèrent que les Concarnois y participeront en masse.

asso cornouaille

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